USA 17 : La Baie de Chesapeake à la naissance des Etats-Unis, par Christine

Classé dans : Atlantique Nord, USA | 4

J’avoue ne pas être férue d’histoire en général, mais j’ai été sensibilisée par le livre « Chesapeake » écrit par James E. Michener en 1978, grande fresque historique du XVIème siècle à nos jours (en 1100 pages!) livre conseillé par mon ami François Lavenant. Ce récit se déroule sur les rives de la rivière Choptank, sur la partie est de la baie. Partout dans la baie, nous trouvons les réminiscences du passé : les noms indiens des rivières, les noms des villes en mémoire aux héros coloniaux. Dans tous les villages anciens, des musées retracent cette histoire mouvementée de la colonisation. Alors j’ai voulu approfondir les informations glanées à droite et à gauche et en faire profiter les curieux de l’histoire.

1 – Fondation de Jamestown

La baie de Chesapeake s’ouvre à mi-hauteur de la côte est américaine. C’est le plus grand estuaire de tous les Etats-Unis, entre le cap Charles au nord et le cap Henry au sud.

En 1606 le roi James 1er accorde une charte à un groupe d’aristocrates anglais, la Virginia Company of London, pour établir une colonie. Le capitaine Christopher Newport part à la tête de 3 navires et de 144 colons. Il dispose déjà de cartes marines de l’entrée de Chesapeake, réalisées lors des précédentes tentatives de colonisation avortées.

Il remonte la première rivière sur le bord ouest de la baie, aujourd’hui la James River. En 1607, il fonde la première colonie sur une petite île de la rive nord de la rivière. Il l’appelle Jamestown en l’honneur du roi.

Sur ces terres entourant la baie vivent des tribus indiennes, parmi lesquelles les Susquehannocks au nord, peuple belliqueux issu des Iroquois. Au sud, les Algonquins plus pacifiques, qui partagent la même langue, sont répartis géographiquement en plusieurs tribus : les Powhatans et les Piscataways sur la rive ouest et les Nanticokes sur la rive est au sud de la Choptank River. Ce sont donc les Powhatans que la colonie rencontre lors de son implantation. Les tribus sont réparties en villages dans des huttes nommées wigwams. Ils cultivent le maïs, les haricots, les squashs et surtout le tabac. Ils chassent et pêchent à l’aide de canoës creusés dans des troncs d’arbre (‘logs’).

La colonie manque péricliter la première année, pour plusieurs raisons : leur arrivée tardive en saison, leurs piètres qualités de cultivateurs et un rude hiver. Ils ne sont plus que 38 à la fin de l’hiver. Ils doivent leur survie aux tribus indiennes pacifiques qui les aident dans leur connaissance du milieu naturel, des méthodes de chasse et de pêche. En 1608, des artisans venus d’Allemagne, de Pologne et de Slovaquie rejoignent la colonie.

Le capitaine John Smith est la grande figure de la colonie : en 1608, il écume la baie sur une embarcation non pontée, toujours dans l’espoir de trouver un passage vers les Indes, à la recherche de l’or. Il remonte les rivières Potomac, Rappahanock, Patuxent et Piankatank, fait une description précise de l’environnement et des différentes tribus indiennes qu’il rencontre. Il établit la carte détaillée de la baie, publiée en 1612, qui fera référence pendant de nombreuses décennies.

C’est au cours d’une de ces reconnaissances qu’il est capturé par un chef Powhatan et condamné à mort. Il ne doit son salut qu’à la fille du chef, Pocahontas. C’est sous son autorité que la colonie va se redresser : « work or starve » (travailler ou mourir de faim), mais il est blessé par une explosion et rentre à Londres en 1609. A son retour en Grande Bretagne, il contribue à faire connaître la baie de Chesapeake.

La situation se dégrade à nouveau après le départ de John Smith et la mort du chef Powhatan. La colonie manque une fois de plus de disparaître. Le troisième convoi est pris dans un ouragan, et les bateaux rescapés restent plusieurs mois aux Bermudes. A leur arrivée à Jamestown, ils trouvent une colonie affamée qui s’est livrée au cannibalisme. Une guerre éclate avec les Powhatans, qui signent un trait de paix après la capture de la fille du chef, Pocahontas. L’un des rescapés du troisième voyage, John Rolfe ramène des Bermudes un tabac qui s’adapte très bien à la terre. Il épouse Pocahontas, mais celle-ci meurt quelques années après lors d’un voyage en Angleterre. Elle a inspiré l’héroïne du célèbre dessin animé de Walt Disney.

Les relations avec les tribus powhatans se détériorent à nouveau, jusqu’au massacre de 300 colons en 1622. Des guerres incessantes vont suivre, émaillées de paix transitoires, jusqu’à la quasi-extermination des populations indiennes. Des 12 000 Powhatans en 1607, il n’en reste que 300 en 1700.

2 – Fondation de l’Etat du Maryland

Fidèles à l’église anglicane, les habitants de Virginie persécutent les catholiques. Pour apaiser les tensions, le roi Charles offre un territoire au nord du Potomac pour créer un nouvel état, le Maryland, du nom de la reine catholique Mary. Les premiers colons arrivent sur deux bateaux, l’Ark et le Dove, et fondent la ville de Saint Mary en 1634, dans la petite rivière du même nom sur la rive nord du Potomac.

3 – Développement des colonies

La colonie est sous la dépendance de la Virginia Company de Londres, qui réclame les fruits des investissements spéculatifs, en particulier de l’or. Mais les colons se plaignent du dénuement dans lequel ils vivent et demandent l’envoi d’artisans et de femmes. C’est ainsi que tout se vend à l’arrivée des bateaux en provenance de Londres : contre le prix de transport, des ouvriers et des femmes viennent sous contrat pendant 3 à 7 ans. Parmi eux, des repris de justice qui échappent ainsi à la prison.

Malgré les difficultés, les colons affluent de toute l’Europe, hollandais, français, allemands… Ils multiplient les implantations sur les deux côtés de la baie : côté ouest, la petite rivière York, la longue Rappahannock, le Potomac, gigantesque rivière de 18 kms de large à son embouchure et longue de plus de 150 kms, et la Patuxent. Côté est, la baie est formée de marais infestés de moustiques , elle est moins propice à la colonisation, mais certaines s’implantent sur les rivières Choptank, Miles, Tred Avon et Little Choptank.

L’exploitation du tabac devient florissante sous la demande croissante de l’Europe : 60 000 livres en 1622, 3 600 0000 en 1697. Les échanges commerciaux avec la métropole sont règlementés : le tabac est échangé contre des produits manufacturés importés par les courtiers. Les planteurs reproduisent le modèle aristocratique anglais, en faisant venir des produits de luxe de l’Europe entière. Des docks sont construits à proximité des plantations pour faciliter l’embarquement du tabac à bord des bateaux. Les bateaux passent par des ports d’entrée où les taxes sont prélevées. Au XVIIIème, Yorktown est le port le plus important, mais il est supplanté rapidement par Norfolk. A côté des quais et des entrepôts, s’ouvrent des boutiques où les planteurs ont un crédit sur les marchandises importées en échange du tabac.

Les charpentiers de marine développent la construction navale pour naviguer dans la baie, car c’est la principale voie de communication, bien avant les liaisons terrestres. A Baltimore, dans les années 1790, les chantiers développent les clippers, dessinés pour la vitesse, qui doivent laisser sur place les lourds bateaux marchands anglais et les corsaires.

Peu à peu les colons abandonnent les implantations initiales pour fonder des villes plus en amont des estuaires : en 1649 dans le Maryland, Annapolis à l’embouchure de la Severn River (plus au nord, à la place de Saint Mary) ; Williamsburg et Richmond à la place de Jamestown en Virginie. Parallèlement, les institutions politiques se mettent en place. Les riches planteurs sont les principaux dirigeants : dès 1619 est créée la Chambre des Bourgeois de Virginie, qui est la première assemblée législative. Ils établissent les lois et votent les impôts.

4 – L’esclavage

La main d’œuvre sous contrat ne suffit rapidement plus pour l’exploitation du tabac. Elle est remplacée par des esclaves africains. En 1619 un navire hollandais amène les 20 premiers esclaves africains à Jamestown. De 1700 à 1770, la population d’esclaves africains passe de 13 000 à 250 000 par le commerce triangulaire. Le système esclavagiste se légalise progressivement, mais il est très controversé : les Etats au nord du Maryland, comme la Pennsylvanie le refusent. Dans le Maryland, les sympathisants anti-esclavagistes, parmi lesquels les quakers, mettent en place, dès 1830, un réseau appelé ‘Underground Railroad’, pour aider les esclaves à rejoindre les Etats du nord. Frederick Douglass, esclave à Saint Michaels, est une des figures les plus emblématiques. Par ses talents d’orateur et son charisme, il influence Abraham Lincoln dans son combat abolitionniste, et poursuit une carrière politique à défendre la cause anti-esclavagiste.

5 – Pirates et corsaires :

Le premier acte de piraterie remonte à 1635, entre la Virginie et le Maryland, pour la possession des îles au centre de la baie. Elle se poursuit puis pendant plusieurs décennies sur fond de guerre de religion en Angleterre. La piraterie est encouragée par les gouverneurs contre les bateaux anglais transportant des produits manufacturés, pour éviter de payer les taxes.

Mais les pirates qui ratissent de la mer des Caraïbes aux Bahamas et aux côtes américaines, n’hésitent pas à entrer dans la baie de Chesapeake, où ils sèment la terreur. Le plus cruel d’entre eux est Edward Teach, surnommé Blackbeard (Barbe Noire), qui aurait à son actif la prise de plus de 500 bateaux.

Depuis ses planques dans les petits estuaires de Caroline du Nord, il est une menace permanente pour le commerce en baie de Chesapeake. Blackbeard devenu ennemi public numéro un, le gouvernement anglais ordonne sa capture. Au terme d’une bataille sanglante en 1718, il est tué et sa tête coupée est empalée à l’entrée de Hampton pour décourager les autres pirates.

6 – La guerre d’indépendance dans la baie de Chesapeake

Prémices de la Révolution

A la suite de la guerre de 7 ans entre la France et l’Angleterre, Londres cherche à se renflouer en taxant lourdement les colonies : stamp act sur les timbres fiscaux, taxes sur le sucre, dès 1770. En mai 1773, Londres réserve le monopole de l’importation du thé à la Compagnie des Indes et instaure une lourde taxe. Cette taxe cristallise le mécontentement des colons américains. A Boston, la cargaison d’un bateau en provenance des Indes est balancée à l’eau (c’est l’épisode fameux du « Tea Party »).

A Annapolis un bateau chargé de thé, le Peggy Stewart, est brûlé en octobre 1774.

Des rébellions éclatent dans plusieurs des 13 Etats. L’une des premières survient à Norfolf, en Virginie, en novembre 1775, entre le gouverneur, Lord Dunmore, fidèle loyaliste, et l’assemblée législative rebelle. Battu, il est contraint de quitter la place.

Devant l’ampleur des soulèvements, l’Angleterre déclare la guerre à ses colonies.

Guerre d’indépendance

Les loyalistes, opposants à l’indépendance, tentent de maintenir l’ordre mais les paisibles planteurs se transforment en chefs de guerre et s’organisent en milices. Le Congrès nomme Washington commandant en chef de l’armée continentale, au vu son expérience dans la guerre de 7 ans.

Au plan politique, le Congrès continental signe la Déclaration d’indépendance le 4 juillet 1776, à Philadelphie, texte préparé par Thomas Jefferson.

Bataille de Yorktown

Alors que les troupes américaines sont défaites sur tous les fronts, le rapport de force va s’inverser par l’intervention des troupes françaises commandées par La Fayette lors la bataille de Yorktown.

En septembre 1781, Lord Cornwallis, commandant les forces anglaises, établit son quartier général à Yorktown, ville fortifiée à l’entrée de la York River. Il dispose de 5000 soldats anglais et de 2000 esclaves à qui il a promis la liberté, qui sont employés à construire les défenses de la ville. Les forces américaines, commandées par Washington réunissent 10000 américains et 8000 français sous l’autorité de Rochambeau. Cornwallis, attend des renforts par voie de mer. Mais fin octobre, l’amiral de Grasse, revenu des Caraïbes avec une flotte de 28 bateaux, bloque l’entrée de la baie de Chesapeake, empêchant tout ravitaillement de Yorktown. C’est la bataille des Caps, contre la flotte anglaise commandée par l’amiral Graves. Cette bataille navale est décisive pour les forces terrestres. Les troupes américaines et françaises encerclent Yorktown et font le siège de la ville. Cornwallis manque de chance en tentant un repli sur l’autre côté de la rivière York : une tempête brutale coule une grande partie de la flotte. Cornwallis se rend alors. Cette victoire de Washington sur Lord Cornwallis en octobre 1781 à Yorktown signe le tournant de la guerre d’indépendance.

La paix se conclut par le traité de Paris le 3 septembre 1783, texte préparé par Benjamin Franklin qui reconnaît l’indépendance des Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le 23 décembre, George Washington remet sa démission de commandant en chef des forces armées au congrès réuni au Capitole d’Annapolis. Cet événement est immortalisé dans un tableau toujours présent au Capitole.

7 – Guerre anglo-américaine de 1812 à 1815

L’histoire des conflits entre l’Amérique et la Grande Bretagne n’est pas finie. Celle-ci considère les américains nés anglais comme des sujets britanniques, et les enrôle dans l’armée anglaise contre les français. Cela conduit à la guerre anglo-américaine de 1812, où l’Angleterre tente de reconquérir son ancienne colonie. Par sa supériorité maritime, l’Angleterre impose des destructions massives des villes autour de la baie de Chesapeake : à Washington, nouvelle capitale, symbole de l’indépendance, tous les bâtiments publics sont incendiés, dont le Capitole encore en construction. Norfolk est entièrement détruite. Un village va être épargné sur la côte est, c’est Saint Michaels. Ses habitants, alertés de l’arrivée de la flotte anglaise, sauvent leur village par une ruse : ils allument des lampions au sommet de la colline au dessus de la ville et en haut des mâts des bateaux et éteignent toutes les lumières de la ville. Les anglais, arrivés en début de nuit, pilonnent en hauteur et manquent leur cible!

Le Congrès américain autorise des corsaires à attaquer les bateaux marchands anglais. C’est le cas du clipper Lynx à 6 canons, construit à Baltimore, particulièrement rapide. Mais un an après, en 1813, il est capturé dans la Rappahannock River par une flotte de 17 navires anglais. Ce magnifique clipper a été reconstruit à l’identique en 2001.

Afin de protéger Washington DC des attaques de la flotte anglaise, est créée la Chesapeake Bay Flottilla, forte de 96 navires. Harcelant la Royal Navy, sous le commandement de Joshua Barney, elle livre une bataille épique à l’entrée de la rivière Patuxent en 1814, mais est acculée dans la baie de Saint Leonard, en infériorité par rapport aux forces anglaises. Pour ne pas livrer ses bateaux, Barney se saborde. Malgré cette victoire, les efforts des anglais pour remettre la main sur leur ancienne colonie restent vains.

8 – La guerre de Sécession (appelée « Civil War ») dans la baie de Chesapeake, de 1861-1865

En 1860, l’élection d’Abraham Lincoln se joue sur l’enjeu de l’abolition de l’esclavage (3,5 millions d’esclaves), entre les etats du sud, majoritairement esclavagistes, dont l’économie repose sur l’agriculture, et les Etats du nord, industriels anti-esclavagistes. C’est la Caroline du Sud qui est le premier état à faire sécession par la prise de Fort Sumter, à Charleston. La Virginie esclavagiste est le deuxième Etat à rejoindre les confédérés. Bientôt le pays est coupé en deux, et la baie de Chesapeake est partagée entre les deux camps, car Maryland et Virginie, bien que tous deux pro-esclavagistes, se retrouvent opposés : le Maryland unioniste et la Virginie confédérée. La baie est aussi doublement au cœur du conflit par la proximité des 2 capitales : Washington pour l’Union et Richmond, en Virginie, pour la Confédération, de part et d’autre du Potomac.

C’est sur deux fronts, maritime et terrestre, que les belligérants vont s’affronter.

Au plan maritime, l’accès à la baie est crucial pour l’approvisionnement des 2 armées. L’Union crée la flottille du Potomac pour assurer la sécurité de Washington.

Cette guerre intervient à un tournant de la construction navale, avec l’apparition des premiers cuirassés qui s’affrontent à la bataille d’Hampton Roads, à l’entrée de Chesapeake, en mars 1862. Côté Confédérés, le cuirassé CSS Virginia 2 est la transformation du trois-mâts classique. Côté unioniste, c’est un cuirassé de conception nouvelle, l’USS Monitor, que sa maquette montre ressemblant à un fer à repasser. La bataille voit la victoire de l’USS Monitor qui coule le Virginia. Mais ce bateau, dont les qualités marines ne sautent pas aux yeux, est pris dans une tempête alors qu’il est en remorque au sud du cap Hatteras et coule à son tour. Son épave a donné lieu à des fouilles sous-marines avant d’être renflouée en 1973. On peut voir sa tourelle et l’histoire de la fouille au musée de Newport News.

CSS Virginia
USS Monitor

 

Mais ce n’est pas dans la baie de Chesapeake que la guerre va se jouer, mais au cours de la bataille de Getttysburg, gagnée par le gouvernement fédéral, qui a fait un nombre considérable de prisonniers. La pointe nord du Potomac, Point Lookout, est transformée en une gigantesque prison où plus de 50 000 prisonniers confédérés sont retenus, avec un énorme taux de mortalité. De nos jours, un parc du souvenir retrace ce tragique épisode.

Cette guerre fratricide voit la victoire finale de l’union en 1865, après la reddition du général Lee au général Grant, et laisse le sud dévasté. Cet épisode traumatisant a inspiré beaucoup d’écrivains et de cinéastes, avec parmi les plus célèbres Gone with the wind (Autant en emporte le vent ), roman de Margaret Mitchell, adapté au cinéma par Victor Fleming en 1939.

Voilà, je me suis régalée à réunir ces quelques faits historiques et anecdotes que j’ai glanés au cours de nos pérégrinations maritimes dans la baie de Chesapeake. On a l’impression d’avoir parcouru les fondements de la démocratie américaine, de ses forces et de ses faiblesses. Ce n’est pas une reconstitution exhaustive et j’espère ne pas avoir fait d’erreur grossière. J’ai pris mes renseignements dans :

– nos deux guides nautiques : principalement « Cruising the Chesapeake » par William Shellenberger et aussi  « Chesapeake Bay to Florida » du Maptech Guide,

– dans le Guide Bleu,

– dans les musées : US Naval Academy Museum à Annapolis, Chesapeake Bay Maritime Museum à Saint Michaels, Calvert Museum à Solomons Islands, American Revolution Museum à Yorktown, Mariners Museum à Newport News,

– et bien sûr dans Wikipedia.

Bonne lecture !

4 Responses

  1. Philippe Lobert

    Passionnant, merci.
    Très belle année 2019 et continuez à nous dépayser grâce à votre périple.

  2. Marchand

    Un plaisir que de suivre votre voyage
    Félicitations aussi bien aux marins attentifs à leur environnement (pas toujours évident) maritime et humain (au sens histoire /géographie
    C’est Comme cela que se cultive la jeunesse.
    Très belle année 2019
    Je vous embrasse amicalement

    Françoise et Jean-Louis

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